De 2006 à 2018, le comité de défense des usagers et d’animation de la forêt de Coat-Loc’h organisa chaque 14 juillet une « fête du Sabot » dans la clairière entourant la maison forestière. L’objectif initial était de financer le loyer ( 9000 € /an à l'origine) payé par les chasseurs à l'ONF… pour justement qu’il n’y a pas de bail attribué à ds chasseurs et pour que la forêt demeure libre d'accès aux marcheurs, cavaliers, vététistes et autres usagers puissent y accéder sans problèmes.
Par la suite, l’association a utilisé une partie de ses recettes pour matérialiser un chemin du patrimoine pour faire découvrir la forêt aux écoliers de Scaër puis des communes voisines lors des semaines de la Nature au printemps( découverte de la flore et de la faune) et à l’automne ( champignons).
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| La hutte des Sabotiers en 2006. A l'arrière-plan: la maison forestière |
Autour de la hutte
Les visiteurs découvraient d'abord une hutte de sabotiers reconstituée. Dans cette cabane circulaire, il y avait comme autrefois un foyer central pour la cuisine et sécher les sabots de hêtre frais, un poste de travail avec quelques outils et quelques couchettes rudimentaires.Au début du XXe siècle, les sabotiers vivaient dans cette hutte du lundi au samedi, retournant vers leur maison en dur le dimanche pour y livrer les sabots fabriqués durant la semaine passée et chercher le ravitaillement pour la prochaine. Témoignage de Louis Lessard, ancien sabotier : « Le lit est un rectangle de bois faits de branchages avec au fond des brindilles ou de la paille. Le sabotier apportait une couette pour servir de matelas. Les enfants dormaient en dessous et les parents au-dessus Sous la couchette étaient entreposés des sabots secs ».
.jpg) | | La préparation des billots de hêtres à l'aide d'une hache |
|  | | Un sabotier donne forme au sabot avec un paroir |
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| La saboterie mobile de Gilbert Le Mao. Hervé Prenveille prépare les pièces de hêtre à la main |
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| La saboterie mobile de l'association " Agri-loisirs" en 2013. Elle est aujourd'hui gérée par les "Courroies de l'Isole" dont le président Alain Talec tient en main un sabot porte téléphone créé par cette machine |
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Les visiteurs suivaient des démonstrations de fabrication de sabots à la main ou à l'aide d'une creuseuse. Ils observaient les outils exposés :haches, gouges, tarière, creusoir, cuiller, paroir ainsi que la maquette réalisée par Louis Lessard. Gilbert Le Mao présentait plusieurs machines à bois d’autrefois. A l'aide d'une fendeuse de bûches automotrice de conception rustique il préparait les pièces de hêtres qui prenaient forme ensuite sur la façonneuse pour l'extérieur et une creuseuse pour l'intérieur, utilisant le principe de la copie par l'intermédiaire d'un pantographe. Gilbert connaît bien le métier puisque son beau-père Jos Hervé a été sabotier et bûcheron "Cette machine combinée vient de la région d'Avranches. Elle dormait dans mon atelier depuis quatre ans et je l'ai remise en service récemment. Elle est entraînée, à l'ancienne, par une courroie mue par une poulie de tracteur...On la déplace sur un camion-grue mais une fourche de tracteur suffit à la poser sur une remorque attelée derrière un fourgon ».
 | | Le sabot du Géant (vert bien sûr)de la forêt |
|  | | A votre avis,que sculpte cette tronçonneuse en 2009 |
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 | | Est-ce que c'est votre pointure? |
|  | | La catapulte de l'édition 2016 créée par Bernard Le Cras |
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Au fil des ans, d’autres attractions se sont ajoutées au thème du sabot : fabrication de charbon de bois, tourneurs sur bois, gravures sur bois et ardoises, démonstration d’élagueur-grimpeur, concours de poneys…Côté sport, jeunes et moins jeunes se sont essayés au lancer de sabots et au « grimpe à l’arbre ».
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