Il suffit de consulter le cadastre napoléonien de 1818 , de multiples croix rappellent la fonction du lieu. Aujourd’hui, c’est une pelouse, mais le mur d’enceinte porte encore la trace du cimetière. Il était fermé par deux portails, aujourd’hui enlevés, mais près des deux entrées, il y a encore les « échaliers » que les gens enjambaient pour atteindre le cimetière et la chapelle, quand les portails étaient fermés, pour empêcher les animaux d’y pénétrer.
 | Le site de l'ancien cimetière
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|  | | Une tombe légendaire: celle d'un géant enterré entre les deux croix
monolithiques du Moyen -Âge. Dans le cercle: un des échaliers du mur
d'enceinte de l'ancien cimetière |
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Le tour du cimetière
La monographie du chanoine Pérennès, publiée en 1926, évoque aussi ce cimetière « M. Bernard, Recteur de Langolen, se rappelle avoir vu enfouir en 1884 dans un coin du cimetière, avec les débris de la vieille croix du placître, des fagots de béquilles provenant du grenier de la sacristie ».
 | Le cimetière de Coadry est marqué par des croix sur le cadastre napoléonien
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 | Sur ce cadastre, la sacristie est considérée comme une maison
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Ajoutons qu’en 1646 une châtelaine du manoir voisin de Trevallot fut inhumée dans le chœur de la chapelle. Voici son épitaphe gravée sur une plaque de marbre blanc :
"Ci-gît Haute et puissante Dame De Coatanner, Marquise de la Roche, Comtesse de Gournoave, Vicomtesse du Curu, Baronne de Laz, décédée en son château de Trevallot le 16 Février 1646 ». La plaque indique encore que cette sépulture fut réparée « par son arrière-petite-fille Mlle Tréouret de Kerstrat 1858».
 | | Le mot cimetière est inscrit sur ce document des archives de la Vienne(Saint Sauveur en Scaër. Terrier de la commanderie de La Feuillée, 1705, A. D. de La Vienne |
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 | Sur cette carte postale, le portail fermant l'ancien cimetière est toujours en place
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Bien après sa disparition, ce cimetière est resté dans la mémoire du quartier .Dans les années 1980, une habitante du quartier disait « Vered Coadry » en parlant de l’enclos autour de la chapelle. "Vered" signifiant "cimetière" en breton.
Brizeux atteste aussi la présence de ce cimetière; il écrivait au milieu du XIXe siècle à propos du Pardon : « c’était le Roi des Pardons : la Cornouaille envoie ici tous ses cantons ( …) On ouvrit le portail, et l’assemblée entière fit en procession le tour du cimetière. Les croix marchaient devant ; sur un riche brancard, couverte d’un manteau, la Vierge de Coad-Rî suivait, blanche et sereine. Le front couronné d’or comme une jeune reine