La piscine chauffée au bois

 Créée en 1999, l’association «  Douar Skaer »  est un lieu de rencontre, d’échanges d’idées, de propositions et d’ouverture sur l’extérieur. A son actif  :  l’adoption du chauffage de la piscine par le bois issu de l’élagage des talus.
C’est justement la mise en pratique  de cette filière bois énergie qui a conduit l’association à mettre en place une autre structure  associative « Douar Énergie » qui s’occupe de l’exploitation du bois de bocage.


Les branches sont transformées en plaquettes
Les premiers essais

Premiers pas vers la bio-énergie


«La matière première est là : 3.000 tonnes de bois poussent sur les talus scaérois par an. Une partie sert de bois de chauffage chez les agriculteurs. Une autre partie est brûlée avec les branchages pour libérer les zones cultivables. On peut faire autre chose que de les brûler inutilement».
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En janvier 2005 une entreprise de Plonéour-Lanvern utilisant un tracteur de 240 CV et une déchiqueteuse capable d'avaler des troncs de 50 cm de diamètre, à raison de 20 m³ par heure a permis de produire 50 tonnes de bois vert . Or le marché annuel prévu pour la piscine est de 300 tonnes sec. Une dizaine de jours suffiront à Douar-Skaër pour honorer son contrat.
Le bois fut mis à sécher  dans un hangar à Coadigou. Une partie des plaquettes étaient aussi prévues  pour des travaux de «paillage»  de la commune afin de freiner la croissance des mauvaises herbes sur des espaces aménagés.

 Douar énergie a fourni les premiers mètres cube de plaquettes de bois à la piscine en 2005.La Cocopaq a concédé, pour trois ans, le marché de la piscine de Scaër à ce produit «bio», mais les fournisseurs de plaquettes issues de bois industriels ont des tarifs plus bas évidemment


Cette broyeuse déchiqueteuse est équipée dans bras de préhension pour saisir les branches et les troncs
Première livraison à la piscine


  Douar Energie envisageait aussi  de développer le marché des plaquettes de bois  :  paillage des sols, chauffage  des collectivités et des particuliers. Autre piste de recherche  :  la valorisation du bois d’œuvre des talus. Tous les beaux troncs de châtaigniers ne méritent pas de finir dans les chaudières. «  Nous avons la volonté de concrétiser cela par une charte d’exploitations de nos talus » expliquaient les responsables.
Douar Skaer, quant à elle, continua ses réflexions sur d’autres aspects de la production d’énergie  :  la production d’éthanol par la bio masse, les forêts que l’on plante pour  épandre les boues  des communes.
Quinze ans plus tard, la piscine utilise toujours des plaquettes de bois comme source d'énergie avec le gaz naturel en complément. Le même processus a été développé au groupe scolaire Joliot-Curie.

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