Quelques photos de la rue principale du bourg , prises à des époques différentes
Une rue animée
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Un mariage en 1908
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On notera que la majorité des hommes est habillé " giz kêr", avec un costume bourgeois. Les femmes demeurent fidèles au costume traditionnel breton. Les enfants à gauche porte une blouse, sont coiffés d'un béret et chaussent des "boutou Coat"
Les fils électriques sont fixées sur les potences scellées aux cheminées. L'électrification du bourg avait débuté avant 1914.
La gendarmerie se trouvait, depuis 1900 en haut de la rue. De là, la maréchaussée contrôlait les
routes principales menant au bourg et surtout les voyageurs de la gare
située 200 mètres plus bas, au pied de l'actuelle rue Queignec.
Relevez l'enseigne à gauche " Moysan boulanger débitant"( ancienne papeterie Jaffré) et le nom Merdy sur la maison suivante ( ancienne pharmacie). On devine ce qui pourrait être des musiciens devant cette maison.. A droite, il y a vraisemblablement un véhicule garé sur le bas-côté au second plan. Pas de trottoir: un caniveau draine les eaux pluviales.
Une rue très calme
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Cette photo qui dégage une atmosphère de quiétude daterait des années 1950
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Sur cette carte postale un attelage descend nonchalamment la grande rue. Pas une automobile en vue.
On
distingue à droite la station-service Azur tenue par Jean Le Lidec, au
niveau du N°23. Les conducteurs de traction, 2CV ou de frégate avaient
pris l'habitude de dire : " Je fais le plein chez Jean 23". Les cuves
devaient se trouver dans le sous-sol de la maison: En raison du risque
encouru, cette station déménagea vers 1965 au Cin-Isole, là où sont
les marches menant aujourd'hui à l'Espace Youenn Gwernig.
Une charrette descend nonchalamment la rue. Il
est vraisemblable qu'elle transporte du sable
coquillier. " C'est un transporteur qui est allé à Pont-Aven chercher du
maërl pour épandre sur les champs. Cela prenait la journée aller-retour.
En plaisantant, on disait que si le cocher s'attardait plus que de
raison dans les bistrots à Bannalec, le cheval trouvait tout seul le
chemin pour revenir à la maison.
A gauche de la charrette, au niveau de l'actuel studio photo, on reconnait un "Solex" et une poussette .
On notera encore la discontinuité des trottoirs et les potences supportant les fils électriques sur les façades.
Le jeu des différences
En écho à ces deux cartes postales, ci-dessous deux vues contemporaines du même site. Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui n'a pas changé ?
 | La rue J. Jaurès déserte un jour "ordinaire"
| |  | L'animation du jour de la cavalcade
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La Mi-Carême de 1954
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Deux photos de travaux structurant
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| En face de la galerie Métairie, les travaux de création du réseau d'assainissement en 1963 |
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"De clocher, on aperçoit l’aspect déplorable des rues de Scaër; une eau fétide, infecte et verte se putréfie dans de sales rigoles. Dans le cœur de l’été même une boue épaisse empêche de les traverser. L’hiver ce bourg considérable donne l’aspect d’un marais impraticable". Ce sont les propos de Cambry datés de 1793 sont lié au fait que la nappe phréatique est à faible profondeur. En 1984, pour remédier à ce problème, la rue Jean Jaurès fut décaissé jusqu'à 1, 50 mètre de profondeur pour être rechargée avec des matériaux plus stables. Sous le goudron, un film géotextile fut posé pour stabiliser la nouvelle chaussée. Il n'empêche que dans les sous-sol des maisons riveraines, il y a parfois des sources... Selon les recherches de Florence Delneufcourt, les termes latin "Scatebra , Scaturex "signifiant " Source jaillissante" serait à l’origine du toponyme Scaër |
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