Avant la voie ferrée: champs, prés et jardins

Avant la voie ferrée Avant de lancer la construction de la voie ferrée Carhaix- Rosporden, une fois le tracé défini, un expert géomètre a été mandaté par le ministère des travaux publics pour classer les terrains qu’il fallait acquérir pour la pose du ballast et des rails. 

En 1893, il n'y avait sur cette portion de voie verte (ex-voie ferrée) que des champs et des jardins

Le 23 juin 1893, cet expert, le maire et « quelques cultivateurs éclairés de la commune » ont procédé à ce classement sur une longueur de 15,3 km entre la limite du département et la sortie de l’arrondissement de Quimperlé, soit jusqu’à la commune de Kernével. Entre le pont de Payaou et la gare, l’emprise de la voie ferrée devait passer sur les parcelles concernait les parcelles de la section G du cadastre napoléonien. La parcelle 57 a pour nom « liors ar pavéou », le jardin des pavés. Pavéou a dérivé ensuite en Payaou. Nous sommes en bordure de la voie romaine N° 30 Riec-Carhaix : les voies romaines ordinaires étaient pavées seulement aux abords des villes. 


La couverture du dossier de classement des parcelles


Les parcelles concernées par le tracé de la voie ferrée entre les actuelles rues Turquet et Le Moaligou

Au pont de Payaou, la voie ferrée croise donc la voie romaine qui se dirigeait vers le pied de l’église actuelle. Bien que l’on soit aux abords du bourg, il n’y avait pas de maison sur le parcours de la voie ferrée : il y a des prés, des jardins et des champs dénommés « labours ». Un autre document en date du 11 août 1893 recense ensuite les parcelles vendues à l’amiable ou pour adjudication publique. Le Parc Ar Pontigou, appartenant à James Monjarret de Kerjégu " propriétaire à Paris" a été vendu 1170 francs de l'époque pour 40 ares. 

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